Retour de flamme Palois

Le flamenco va enflammer Pau
3 juin 2015

Retour de flamme Palois

ROMAIN BELY r.bely@sudouest.fr

article-festival-sud-ouestQuinze ans que les aficionados palois du flamenco attendaient cela. Le festival de flamenco est de retour dans la cité royale, des lustres après la fin du festival monté par la MJC des Fleurs, entre 1986 et 2000. Le centre culturel espagnol, soutenu par la Ville de Pau, lance le nouvel événement, baptisé Flamenco y Feria, du 26 au 28 juin. Les danseurs et chanteurs se succéderont sur la scène du Saint-Louis et place Royale, où sera aussi installée une grande bodega. « Nous avons une grande ambition, nous voulons recréer la feria de Séville à Pau, annonce Angel Jimenez, président du centre culturel espagnol de Pau. Ce sera trois jours de fête, gratuits à 95 %. » Deux spectacles seront payants les vendredi et samedi soir. Le premier mettra en scène les étoiles du flamenco Belen Lopez et Isaac de los Reyes. Le second, la compagnie renommée de Paloma Fantova. « C’est du lourd, promet Angel Jimenez. Ce sont des stars du flamenco qui sont demandées dans le monde entier. »

Victoria Abril en « guest » ?

Une autre star est annoncée en la personne de Victoria Abril. « Elle m’a donné son accord de principe pour être la marraine, mais elle pourrait être retenue par un tournage, explique l’organisateur. On le saura au dernier moment. » Quand bien même l’égérie d’Almodovar devrait annuler sa participation, elle pourrait être invitée lors de l’édition 2016 en tant qu’artiste. L’actrice s’est en effet essayée au chant flamenco dans un album en 2007. Du côté des invités qui seront assurément là, on remarque la présence des pointures Malou, Miguel Rubio, Piculare, El Ingueta, ou encore Sabu Porrina. Signe de cette sélection de haute volée, le ténor de Jerez de la Frontera, Diego Carrasco, sera le parrain de cette première édition. Précisons immédiatement que les connaisseurs ne seront pas les seuls à profiter des festivités. Au-delà des têtes d’affiche, ces trois jours devraient permettre au public de vivre une expérience comparable aux ferias andalouses. Défilés, expos et initiations seront proposés au village du festival, installé place Royale. Angel Jimenez doit rapporter des kilos de guirlandes ainsi que du mobilier pittoresque d’un prochain voyage à Séville, pour assurer le dépaysement. Côté cuisine, la grande bodega contentera les aficionados en tapas et tortillas, tandis que Philippe Camdeborde assurera le déjeuner du samedi.

Intergénérationnel

« Nous accordons une place importante à la famille et aux aînés, ajoute encore Sonia Espejo, cofondatrice du centre culturel espagnol et coorganisatrice de l’événement. Il y aura des spectacles en maisons de retraite, et le dimanche sera une journée intergénérationnelle. » Sculptures sur ballons, tours de magie ou stages de danse sont annoncés pour ce dernier jour. « C’est une renaissance, a salué François Bayrou lors de la conférence de presse de présentation du festival, lundi. Ce festival revient à Pau avec de grandes ambitions qui s’expliquent par la proximité culturelle avec l’Espagne et le grand nombre d’aficionados présents dans la région. » On ne parle pas ici de tauromachie, image totalement écartée par la Ville et les organisateurs. « C’est un festival pacifique, populaire et festif », résume Angel Jimenez. La feria moins la polémique, une bonne recette pour une première édition.

Source : Sud Ouest PDF